Gaétan KABASHA

18 de mayo de 2013

Escrito por gaetan 18-05-2013 en General. Comentarios (0)

Extrait du discours de N. Tiangaye devant le Conseil de Nations Unies

 L’offensive de la Seleka a réduit à néant l’appareil de maintien de l’ordre. Les forces de défense et de sécurité, gendarmerie, police armée se sont désintégrées. En dépit des appels répétés qui demandent aux anciennes forces de maintien de l’ordre et de sécurité de reprendre leurs fonctions, à ce jour, seul un petit nombre des officiers des forces armées et de la police ont intégré les rangs. Même si la Seleka, après sa prise de pouvoir, contrôle tous les leviers politiques et militaires du pays, elle n’arrive pas à rétablir l’ordre. En dépit des efforts fournis par le gouvernement dans le domaine du DDR et de la RSS, Réforme du Secteur de la Sécurité, les résultats n’ont pas été à la hauteur de l’investissement. La Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale, qui avait déployé près de 700 hommes, a vu ses efforts portés à 2000 hommes, d’où l’urgence de les déployer, pleinement équipés et entraînés avec un mandat d’usage de la force. La réforme du Secteur de Sécurité longtemps restée en veille devrait être activée en vue de jeter les bases de nouvelles forces de défense et de sécurité. En ce qui concerne les Droits de l’Homme, la situation qui était déjà précaire, s’est dégradée au cours du conflit, avec des exécutions sommaires, des attaques ciblées motivées par l’appartenance religieuse ou tribale, violences faites sur les femmes et les filles, recrutement d’enfants soldats etc. En somme, toutes les violations des droits sont là et il nous faudrait trouver les voies et moyens de les éradiquer. En ce qui concerne la situation humanitaire, elle s’est aggravée après la prise de Bangui ; près de 47000 personnes ont fui le pays pour se réfugier en République Démocratique du Congo, au Congo, au Cameroun et au Tchad. Près de 1500000 déplacés internes. Et l’absence du corridor humanitaire, l’insécurité, le pillage des biens, entrepôts et véhicules des Organisations Non Gouvernementales compliquent l’action de secours et autre assistance à apporter aux populations.

 Cette situation chaotique nous conduit à demander au Conseil de Sécurité de se saisir du dossier de la République Centrafricaine, de l’inscrire sur son agenda, et qu’elle ne soit plus une crise oubliée.

 Face à la liquéfaction de l’armée et pour sauver la population aujourd’hui en grande détresse, et avant le déploiement indispensable des forces de la MICOPAX de 2000 hommes dont nous souhaitons l’ouverture aux autres états non membres de la CEAAC, nous demandons à la France bénéficiant d’un mandat clair des Nations Unies, d’intervenir en procédant par la force au désarmement des éléments de la Seleka. Le peuple centrafricain, qui souffre en ce moment des exactions de la Seleka, en a grandement besoin.

 Aussi demandons-nous à l’Union Européenne et à l’Union Africaine de tout mettre en œuvre pour appuyer financièrement et/ou en offrant des moyens aux forces qui interviendraient au titre de cette mission, demandons-nous aux Nations Unies de désigner un rapporteur spécial chargé d’enquêter sur les violations des Droits de l’Homme en République Centrafricaine afin de déterminer l’étendue des crimes et entamer des poursuites contre leurs auteurs devant les juridictions tant nationale qu’internationale, d’aider à l’ouverture des couloirs humanitaires afin de permettre aux humanitaires d’apporter secours et assistance aux populations et autres personnes déplacées, appellons la communauté internationale à se mobiliser afin d’apporter une aide d’urgence conséquente indispensable à la survie de plus d’un million cinq cent mille victimes en dehors de secours, suggérons-nous enfin que dans le cadre de la Commission de Consolidation de la Paix que la configuration de la République Centrafricaine dont la présidence est restait inoccupée, soit pourvue, et cela d’un commun accord avec les autorités de la République Centrafricaine.

 Lorsque nous aurons achevé de résoudre la situation sécuritaire, ne serait-ce que partiellement, c’est à partir de ce moment que nous allons nous atteler à reconstruire l’Etat et envisager de préparer sereinement les élections que tout le monde souhaite transparentes et crédibles."

18 de mayo de 2013

Escrito por gaetan 18-05-2013 en General. Comentarios (0)

 

Centrafrique : Seleka, deux mois après

L’impossible quadrature du cercle

 Fanny MinaoN'Diaye

Rédactrice en Chef adjointe

 

 La guerre éclaire de la Séléka, qui en moinsde 2 mois avait investi le pouvoir en Centrafrique, avait époustouflé le mondemilitaire.

 Et c'était à qui en Occident de louer lestalents stratégiques des penseurs de la Séléka.

 En même temps, pour tempérer, la Séléka avaitaffronté qui ?

 L'armée centrafricaine quasiment désarmée parBozizé ? Et déjà démotivée et démobilisée n'était pas de taille.

 Et c'était quasiment sans péril que la Sélékainvestissait les territoires centrafricains.

 Maintenant, ils sont là, ils ont le pouvoir,et pourquoi en faire ?

 Le deal entre Michel Djotodia et les chefsmilitaires de la Séléka, dont le désormais célèbre Nourredine Adam, c'était :"A toi Michel la politique et à nous l'armée."

 Mais le Michel a failli par imprévision.

 Déjà fin Janvier, Nourredine lui disait :"Fallait pas y aller et rester en dehors pour mettre la pression surBozizé."

 Il parlait du gouvernement d'union nationalinstauré unilatéralement par Bozizé.

 Et après ses agitations, Nourredine entre dansles rangs, mais....

 Il est le premier à constater quepolitiquement ça ne va pas.

 Le plan politique de Djotodia ? Il n'existepas.

 Ce qui fait que actuellement, les tensionsentre les deux hommes sont plus que palpables.

 Le bruit circulait même la semaine dernière àBangui que Nourredine Adam tenterait de déposer Djotodia.

 Absurde ! il n'est pas fou à ce point.

 

 LE DESERT POLITIQUE

 

 'Gouverner c'est prévoir', une citation bienconnue d'Emile Girardin, homme politique et un journaliste français.

 Et le moins que l'on puisse dire, c'est que,pour ne pas avoir prévu, la Séléka ne peut pas gouverner.

 On ne peut faire dans l'improvisation quand onest à la tête d'un pays, quelqu'il soit, et quelque soit la manière dont on n'yest parvenu.

 Michel Djotodia qui actuellement s'active dansle vide, ne peut pas dire qu'il ne savait pas.

 Les caisses de l'Etat sont vides ! il ledécouvre ?

 Bozizé bon an mal an, faisait du Bokassa, enjouant sur les aides des bailleurs internationaux, afin de boucler les fins demois.

 Et d'une certaine manière, en ayant intégré laPPTE, le programme du FMI envers les pays pauvres très endettés, il jouissaitde certains subsides par ci par là.

 A tel point que, même petitement, la RCAredevenait crédible à l'international du point de vue économique.

 Dorénavant, ce processus est cassé.

 Et nombre de financements internationaux, à labase destinés à la RCA, prennent maintenant le chemin du Tchad et du Cameroun.

 Car dans cette crise centrafricaine, ce sontles deux pays qui ont le mieux su tirer les marrons du feu.

 

 Quand on arrive au pouvoir par la force, etque en soi, on est incapable seul de gérer, il faut savoir rassurerl'international immédiatment.

 Et l'International a vite fait de caricaturer,et n'aime pas le désordre.

 Et le désordre en Centrafrique depuis que laSéléka est là, est légion.

 Pillages et exactions sans fin, unecatastrophe pour l'image de la RCA dans le monde.

 Chose incompréhensible venant de gens quidisciplinés ont su militairement contrôler le pays.

 Personne ne peut croire que ce sont ces mêmesSéléka, si doués avec les armes qui sont dans ces exactions.

 La discipline a disparu, car la chaîne decommandement, sitôt la victoire acquise s'est délitée.

 Et les faiblesse de la coalition ont demanière sanglante réapparues.

 Or un soldat de la Séléka obéit d'abord auchef de son entité politique, avant d'obéir au chef suprême de la coalition.

 Tant que ça luttait contre Bozizé l'ennemicommun, tout allait bien.

 Plus maintenant qu'il n'est plus là.

 

 L'histoire nous apprend une chose trèsimportante.

 Quand les hordes allemandes envahissaient laFrance en 1939, derrière, se mettait en place les structures de contrôlepolitique, gérées par les innommables nazis.

 Ce que l'on doit en retenir c'est que lesallemands planifiaient par avance, et l'attaque militaire, et la gestionpolitique des terres conquises.

 Et le défaut de la Séléka aura été de ne pasavoir su, ne serait-ce que mettre en place un embryon de capacité politique.

 

 Et on s'en remet à Nicolas Tiangaye, ladernière personne à les soutenir.

 Jouissant d'une crédibilité internationalepour on ne sait quelle raison, Nicolas Tiangaye ne roule que pour NicolasTiangaye.

 L'épisode d'avec Bozizé lui fut trèsfructueux. Arrangements secrets entre eux deux pour faire passer la pilule dufeu gouvernement d'union nationale.

 

 LES PASSAGERS DU VENT

 

 Et qui peut croire que après s'être donnépendant 18 mois, ce sera à la fin 'Au revoir monsieur, place aux autres ?;"et que Tiangaye s'en irait comme ça ?

 La même chose pour tous les autres.

 Ils feraient le boulot qui sera ensuite leprofit des Ziguélé et autres bien à l'affût ne se mouillant pas ?

 Qui est assez bête pour croire ça ?

 

 Nicolas Tiangaye sachant la planche savonnée,n'hésite pas à déliter la victoire militaire de la Séléka.

 Car là faire appel à la France pour faire untravail relevant des Séléka, c'est et un aveu d'échec, et une prise dedistance.

 

 La Centrafrique politiquement parlant est biendans une transition et dans un éphémère.

 Une parenthèse pour toutes les magouilles etcalculs politiques sournois.

 Car on se moque bien de ce CNT, un vraibréviaire à la Prévert, avec n'importe qui dedans.

 Tout le monde sait bien que la vérité nesortira que dans 18 mois.

 En attendant, le cocu de l'affaire, c'est lepeuple

10 de mayo de 2013

Escrito por gaetan 18-05-2013 en General. Comentarios (0)

El dia a dia a Bangassou con los Seleka

10 Mayo 2013

Queridos amigos:                     

Voy escribiendo este mail para cuando llegue un próximoavión y lo lleve a Bangui. Llegan pocos porque los pilotos tienenmiedo de pararse en Bangassou por la inseguridad que crea la presencia de los Selekaen la ciudad.

EstosSeleka, para que os hagáis una idea, aunque vienen y van y cambian mucho, sonunos 30-40, guiados por un joven coronel natural de Libia, joven (en España nollegaría a sargento) que es el que se mueve con  el coche Toyota Hilluxque nos robaron en la misión de Ouango y por su adjunto, un capitán que seinstaló en lo que era la casa de madame Pacheco, echando de allí a la ONGamericana Corp Paix que tenían instaladas  habitaciones y despachos,además de robar en la casa de al lado, justo las de las hermanas de laFraternidad, el frigo solar, las baterías, las placas solares, los sillones,camas, colchones, mosquiteras, mesas, etc, y dejar la casa de las hermanascompletamente vacía, seguramente porque las monjas huyeron como ratoncitos entierra quemada y abandonaron su casa.

Elresto de la tropa son jóvenes reclutados  a lo largo de la contienda, que estánaprendiendo a cargar las armas (anteayer la avioneta evacuó un tetrapléjico acausa de un tiro de uno de estos aprendices que manipulaba su arma y se leescapó el disparo, le entró por el pómulo y le seccionó una parte de la columnavertebral, creo yo...) jóvenes además, algunos, que huyen de la justicia, otrosdisgregados de la sociedad, los erráticos de la vida, los jóvenes fracasadosque han abandonado los estudios, los dejados por desidia de los campos y deltrabajo, antiguos presos reinsertados en la tropa... La escoria. 

Eseconjunto es la tropa que manda en Bangassou, tira ráfagas de metralleta al airepara amedrentar, roban para comer, buscan chicas y abusan de ellas sin miedo.Lo curioso es que tambien estan persiguiendo a los ladronzuelos que robaron lasplanchas de zinz de la antigua gendarmería, las bandas que siguen revoloteandosobre los despachos abiertos de par en par de la antigua administración pararobar las migajas, o los que son acusados de guardar armas o de tener dineroescondido.

LosSeleka persiguen a los salteadores y ladrones con el coche que ellos mismos noshan robado, ponen a un alcalde musulmán y amenazan de muerte al antiguo, elijena un musulmán como juez (procurador) de Bangassou para que juzgue a cualquierbicho viviente a condición de que no sea musulmán. Invitan a la gente a salirde los campos, a los niños a ir a las escuelas (porque también los niñosmusulmanes podrían ver el año escolar perdido), animan al funcionamiento de loshospitales, Bangondé y los otros, aunque no estén en pié de puro saqueo, porquetambién las musulmanas tienen que parir. Pero cortan la carretera hasta Bangui a cualquier coche que no seamusulmán, no se pueden traer suministros, ni medicinas, ni los conteiners, nisiquiera viajar para llevar auxilio a Alindao que están viviendouna pesadilla peor que la nuestra ya que no tienen ni teléfono para comunicarporque no tenemos ni un solo coche y si lo tuviéramos nos lo quitarían en lasprimeras barreras porque los "kaffir" (no creyentes del islam) notienen permiso para tener un coche. El nuevo presidente instituyó ayer fiestanacional y vacaciones pagadas por ser el día del nacimiento de Mahoma.

Empezamospoco a poco a diseccionar la realidad, a intentar comprender qué pretenden losque dicen gobernar el país a golpe de metralleta. Quieren islamizarCentroáfrica y para ello han empezado neutralizando católicos y protestantes,bloqueando todo lo que ellos empiezan, los proyectos que tienen, su capacidadde movimiento, etc., a condición de que no sea un proyecto que beneficiatambién al bloque musulmán, con el que siempre hasta ahora nos hemos llevadobien.

Lacuestión ahora, que tanto me decís por teléfono, no es cómo reconstruir losdestruido, que sabéis que son hasta las sacristías y los sagrarios. Es cómosalir de este atolladero pues nos tienen amordazados y atados, cómo conseguircortar las cuerdas de manos y pies que usan  para bloquearnos, más aúnpara desanimarnos y obligarnos a tirar la toalla.

Estolo irán  haciendo con nuevas leyes, tasas exorbitantes, prohibiciones yabusos generalizados. Ayer quisieron empezar la escuela en Bangui peroenseguida varios de éstos descerebrados raptaron a varios hijos de funcionariospara pedir un dinero por su regreso a casa. Claro, el comenzar la escuela sevino abajo. 

Muchagente llama por si pueden venir a ayudarnos y les damos las gracias. Hablandoayer con Julieta y Marcela, vemos que es casi imposible hacer venir a nadieaquí, ni siquiera para operar cataratas o para ordenar los almacenes, queinteresaría a muchos musulmanes de Bangassou, pero es difícil entre otras cosasporque no hay coches para ir a recogerlos a la capital, y en la capital todo elmundo tiene el coche escondido, y pueden meterse en un avispero en Bangui antesde poder viajar a Bangassou para encontrarse otro avispero más pequeño, ninadie para llevarlos y traerlos.

Sepuede ir hasta Bangondé andando, como yo hago casi cada dia, o montados, desde el aeropuerto, en el viejocamion, pero muchas otras cosas estan todavia en el aire.

Tambiénen lo que concierne a la seguridad de los médicos. Difícil que les den losvisados porque Francia los prohíbe ahora para  los no residentes. Francia esta pidiendo a los franceses que dejenCentroáfrica. Hay incluso rumores de otro golpe de estado. Sifuera posible un día, ya os avisaríamos. Hacen falta muchos bemoles para, enestas circunstancias, poner al mal tiempo buena cara...

Comodecía en otros mails, la otra cara del espejo la encontramos en el nuevotestamento y en otros pueblos que han vivido ya ya misma experiencia quenosotros. El Sudan del Sur pudo convivir con el musulmanismo radical,simplemente siendo ellos mismos y sin dejarse fagocitar de sus creenciascristianas. Pero les costó una guerra de 20 años. Por otro lado estamos leyendotodas estas semanas los Hechos de los Apóstoles en donde se habla devejaciones, persecuciones a la Iglesia naciente, prisiones para los Apóstoles eincluso la muerte violenta de Esteban. Frente a estas cosas nefastas (queincluyen saqueos, mordazas, privaciones, flagelaciones, huídas o vidas enclandestinidad...),los Apóstoles reaccionaron con su fe en el Cristo resucitadoque todo lo meterá en vereda a su debido tiempo, que todo enderezará cuandosea, que ha ganado y vencido con su resurrección. Nos gustaría ser como esosapóstoles que anunciaban al Cristo resucitado a tiempo y a destiempo, concoraje y con buen ánimo, sabiendo que "a quien Dios tiene, nada lefalta" y que incluso sufrían la persecución como si "fuera unhonor" que les permitía parecerse a su Señor que ya les había dicho que"seréis bienaventurados cuando os perseguirán..."

Yosigo con el ánimo como un yo-yo. Depende de los días, pero tengo la esperanzade que esto terminará pronto, de que alguien nuevo vendrá a reemplazar a estosbárbaros incompetentes que, por difícil que sea de creer, han hecho buenos alos de Kony, que sigue campando por sus anchas, en el flanco derecho esta vez,atacando pueblitos y llevándose porteadores y rehenes.

Losde Kony roban comida, atacan a una mujer y la ponen en la disyuntiva decortarle el cuello o dejarse violar. Ya sabéis, la famosa violación como armade guerra.

Ahoralos Seleka, incultos y brutos, además de violarlas, que es lo que todas hanelegido, les queman el techo de paja de la casa, y así todo el barrio. Haber arrasado el barrio con fuego el la nueva arma deguerra de estos bandidos. En Ouango, cuando prendían el fuego, empezó a gritarel chaval poliomielítico al que dimos la silla de ruedas que vino en loscontenedores. Lo sacaron de la silla y lo tiraron fuera de la casa. Esta veztuvo suerte:  se quemó sólo la silla!!!

Un abrazo a todos lleno de esperanza.   Juanjo

 

10 de mayo de 2013

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El dia a dia a Bangassou con los Seleka

10 Mayo 2013

Queridos amigos:                     

Voy escribiendo este mail para cuando llegue un próximoavión y lo lleve a Bangui. Llegan pocos porque los pilotos tienenmiedo de pararse en Bangassou por la inseguridad que crea la presencia de los Selekaen la ciudad.

EstosSeleka, para que os hagáis una idea, aunque vienen y van y cambian mucho, sonunos 30-40, guiados por un joven coronel natural de Libia, joven (en España nollegaría a sargento) que es el que se mueve con  el coche Toyota Hilluxque nos robaron en la misión de Ouango y por su adjunto, un capitán que seinstaló en lo que era la casa de madame Pacheco, echando de allí a la ONGamericana Corp Paix que tenían instaladas  habitaciones y despachos,además de robar en la casa de al lado, justo las de las hermanas de laFraternidad, el frigo solar, las baterías, las placas solares, los sillones,camas, colchones, mosquiteras, mesas, etc, y dejar la casa de las hermanascompletamente vacía, seguramente porque las monjas huyeron como ratoncitos entierra quemada y abandonaron su casa.

Elresto de la tropa son jóvenes reclutados  a lo largo de la contienda, que estánaprendiendo a cargar las armas (anteayer la avioneta evacuó un tetrapléjico acausa de un tiro de uno de estos aprendices que manipulaba su arma y se leescapó el disparo, le entró por el pómulo y le seccionó una parte de la columnavertebral, creo yo...) jóvenes además, algunos, que huyen de la justicia, otrosdisgregados de la sociedad, los erráticos de la vida, los jóvenes fracasadosque han abandonado los estudios, los dejados por desidia de los campos y deltrabajo, antiguos presos reinsertados en la tropa... La escoria. 

Eseconjunto es la tropa que manda en Bangassou, tira ráfagas de metralleta al airepara amedrentar, roban para comer, buscan chicas y abusan de ellas sin miedo.Lo curioso es que tambien estan persiguiendo a los ladronzuelos que robaron lasplanchas de zinz de la antigua gendarmería, las bandas que siguen revoloteandosobre los despachos abiertos de par en par de la antigua administración pararobar las migajas, o los que son acusados de guardar armas o de tener dineroescondido.

LosSeleka persiguen a los salteadores y ladrones con el coche que ellos mismos noshan robado, ponen a un alcalde musulmán y amenazan de muerte al antiguo, elijena un musulmán como juez (procurador) de Bangassou para que juzgue a cualquierbicho viviente a condición de que no sea musulmán. Invitan a la gente a salirde los campos, a los niños a ir a las escuelas (porque también los niñosmusulmanes podrían ver el año escolar perdido), animan al funcionamiento de loshospitales, Bangondé y los otros, aunque no estén en pié de puro saqueo, porquetambién las musulmanas tienen que parir. Pero cortan la carretera hasta Bangui a cualquier coche que no seamusulmán, no se pueden traer suministros, ni medicinas, ni los conteiners, nisiquiera viajar para llevar auxilio a Alindao que están viviendouna pesadilla peor que la nuestra ya que no tienen ni teléfono para comunicarporque no tenemos ni un solo coche y si lo tuviéramos nos lo quitarían en lasprimeras barreras porque los "kaffir" (no creyentes del islam) notienen permiso para tener un coche. El nuevo presidente instituyó ayer fiestanacional y vacaciones pagadas por ser el día del nacimiento de Mahoma.

Empezamospoco a poco a diseccionar la realidad, a intentar comprender qué pretenden losque dicen gobernar el país a golpe de metralleta. Quieren islamizarCentroáfrica y para ello han empezado neutralizando católicos y protestantes,bloqueando todo lo que ellos empiezan, los proyectos que tienen, su capacidadde movimiento, etc., a condición de que no sea un proyecto que beneficiatambién al bloque musulmán, con el que siempre hasta ahora nos hemos llevadobien.

Lacuestión ahora, que tanto me decís por teléfono, no es cómo reconstruir losdestruido, que sabéis que son hasta las sacristías y los sagrarios. Es cómosalir de este atolladero pues nos tienen amordazados y atados, cómo conseguircortar las cuerdas de manos y pies que usan  para bloquearnos, más aúnpara desanimarnos y obligarnos a tirar la toalla.

Estolo irán  haciendo con nuevas leyes, tasas exorbitantes, prohibiciones yabusos generalizados. Ayer quisieron empezar la escuela en Bangui peroenseguida varios de éstos descerebrados raptaron a varios hijos de funcionariospara pedir un dinero por su regreso a casa. Claro, el comenzar la escuela sevino abajo. 

Muchagente llama por si pueden venir a ayudarnos y les damos las gracias. Hablandoayer con Julieta y Marcela, vemos que es casi imposible hacer venir a nadieaquí, ni siquiera para operar cataratas o para ordenar los almacenes, queinteresaría a muchos musulmanes de Bangassou, pero es difícil entre otras cosasporque no hay coches para ir a recogerlos a la capital, y en la capital todo elmundo tiene el coche escondido, y pueden meterse en un avispero en Bangui antesde poder viajar a Bangassou para encontrarse otro avispero más pequeño, ninadie para llevarlos y traerlos.

Sepuede ir hasta Bangondé andando, como yo hago casi cada dia, o montados, desde el aeropuerto, en el viejocamion, pero muchas otras cosas estan todavia en el aire.

Tambiénen lo que concierne a la seguridad de los médicos. Difícil que les den losvisados porque Francia los prohíbe ahora para  los no residentes. Francia esta pidiendo a los franceses que dejenCentroáfrica. Hay incluso rumores de otro golpe de estado. Sifuera posible un día, ya os avisaríamos. Hacen falta muchos bemoles para, enestas circunstancias, poner al mal tiempo buena cara...

Comodecía en otros mails, la otra cara del espejo la encontramos en el nuevotestamento y en otros pueblos que han vivido ya ya misma experiencia quenosotros. El Sudan del Sur pudo convivir con el musulmanismo radical,simplemente siendo ellos mismos y sin dejarse fagocitar de sus creenciascristianas. Pero les costó una guerra de 20 años. Por otro lado estamos leyendotodas estas semanas los Hechos de los Apóstoles en donde se habla devejaciones, persecuciones a la Iglesia naciente, prisiones para los Apóstoles eincluso la muerte violenta de Esteban. Frente a estas cosas nefastas (queincluyen saqueos, mordazas, privaciones, flagelaciones, huídas o vidas enclandestinidad...),los Apóstoles reaccionaron con su fe en el Cristo resucitadoque todo lo meterá en vereda a su debido tiempo, que todo enderezará cuandosea, que ha ganado y vencido con su resurrección. Nos gustaría ser como esosapóstoles que anunciaban al Cristo resucitado a tiempo y a destiempo, concoraje y con buen ánimo, sabiendo que "a quien Dios tiene, nada lefalta" y que incluso sufrían la persecución como si "fuera unhonor" que les permitía parecerse a su Señor que ya les había dicho que"seréis bienaventurados cuando os perseguirán..."

Yosigo con el ánimo como un yo-yo. Depende de los días, pero tengo la esperanzade que esto terminará pronto, de que alguien nuevo vendrá a reemplazar a estosbárbaros incompetentes que, por difícil que sea de creer, han hecho buenos alos de Kony, que sigue campando por sus anchas, en el flanco derecho esta vez,atacando pueblitos y llevándose porteadores y rehenes.

Losde Kony roban comida, atacan a una mujer y la ponen en la disyuntiva decortarle el cuello o dejarse violar. Ya sabéis, la famosa violación como armade guerra.

Ahoralos Seleka, incultos y brutos, además de violarlas, que es lo que todas hanelegido, les queman el techo de paja de la casa, y así todo el barrio. Haber arrasado el barrio con fuego el la nueva arma deguerra de estos bandidos. En Ouango, cuando prendían el fuego, empezó a gritarel chaval poliomielítico al que dimos la silla de ruedas que vino en loscontenedores. Lo sacaron de la silla y lo tiraron fuera de la casa. Esta veztuvo suerte:  se quemó sólo la silla!!!

Un abrazo a todos lleno de esperanza.   Juanjo

 

10 de mayo de 2013

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El dia a dia a Bangassou con los Seleka

10 Mayo 2013

Queridos amigos:                     

Voy escribiendo este mail para cuando llegue un próximoavión y lo lleve a Bangui. Llegan pocos porque los pilotos tienenmiedo de pararse en Bangassou por la inseguridad que crea la presencia de los Selekaen la ciudad.

EstosSeleka, para que os hagáis una idea, aunque vienen y van y cambian mucho, sonunos 30-40, guiados por un joven coronel natural de Libia, joven (en España nollegaría a sargento) que es el que se mueve con  el coche Toyota Hilluxque nos robaron en la misión de Ouango y por su adjunto, un capitán que seinstaló en lo que era la casa de madame Pacheco, echando de allí a la ONGamericana Corp Paix que tenían instaladas  habitaciones y despachos,además de robar en la casa de al lado, justo las de las hermanas de laFraternidad, el frigo solar, las baterías, las placas solares, los sillones,camas, colchones, mosquiteras, mesas, etc, y dejar la casa de las hermanascompletamente vacía, seguramente porque las monjas huyeron como ratoncitos entierra quemada y abandonaron su casa.

Elresto de la tropa son jóvenes reclutados  a lo largo de la contienda, que estánaprendiendo a cargar las armas (anteayer la avioneta evacuó un tetrapléjico acausa de un tiro de uno de estos aprendices que manipulaba su arma y se leescapó el disparo, le entró por el pómulo y le seccionó una parte de la columnavertebral, creo yo...) jóvenes además, algunos, que huyen de la justicia, otrosdisgregados de la sociedad, los erráticos de la vida, los jóvenes fracasadosque han abandonado los estudios, los dejados por desidia de los campos y deltrabajo, antiguos presos reinsertados en la tropa... La escoria. 

Eseconjunto es la tropa que manda en Bangassou, tira ráfagas de metralleta al airepara amedrentar, roban para comer, buscan chicas y abusan de ellas sin miedo.Lo curioso es que tambien estan persiguiendo a los ladronzuelos que robaron lasplanchas de zinz de la antigua gendarmería, las bandas que siguen revoloteandosobre los despachos abiertos de par en par de la antigua administración pararobar las migajas, o los que son acusados de guardar armas o de tener dineroescondido.

LosSeleka persiguen a los salteadores y ladrones con el coche que ellos mismos noshan robado, ponen a un alcalde musulmán y amenazan de muerte al antiguo, elijena un musulmán como juez (procurador) de Bangassou para que juzgue a cualquierbicho viviente a condición de que no sea musulmán. Invitan a la gente a salirde los campos, a los niños a ir a las escuelas (porque también los niñosmusulmanes podrían ver el año escolar perdido), animan al funcionamiento de loshospitales, Bangondé y los otros, aunque no estén en pié de puro saqueo, porquetambién las musulmanas tienen que parir. Pero cortan la carretera hasta Bangui a cualquier coche que no seamusulmán, no se pueden traer suministros, ni medicinas, ni los conteiners, nisiquiera viajar para llevar auxilio a Alindao que están viviendouna pesadilla peor que la nuestra ya que no tienen ni teléfono para comunicarporque no tenemos ni un solo coche y si lo tuviéramos nos lo quitarían en lasprimeras barreras porque los "kaffir" (no creyentes del islam) notienen permiso para tener un coche. El nuevo presidente instituyó ayer fiestanacional y vacaciones pagadas por ser el día del nacimiento de Mahoma.

Empezamospoco a poco a diseccionar la realidad, a intentar comprender qué pretenden losque dicen gobernar el país a golpe de metralleta. Quieren islamizarCentroáfrica y para ello han empezado neutralizando católicos y protestantes,bloqueando todo lo que ellos empiezan, los proyectos que tienen, su capacidadde movimiento, etc., a condición de que no sea un proyecto que beneficiatambién al bloque musulmán, con el que siempre hasta ahora nos hemos llevadobien.

Lacuestión ahora, que tanto me decís por teléfono, no es cómo reconstruir losdestruido, que sabéis que son hasta las sacristías y los sagrarios. Es cómosalir de este atolladero pues nos tienen amordazados y atados, cómo conseguircortar las cuerdas de manos y pies que usan  para bloquearnos, más aúnpara desanimarnos y obligarnos a tirar la toalla.

Estolo irán  haciendo con nuevas leyes, tasas exorbitantes, prohibiciones yabusos generalizados. Ayer quisieron empezar la escuela en Bangui peroenseguida varios de éstos descerebrados raptaron a varios hijos de funcionariospara pedir un dinero por su regreso a casa. Claro, el comenzar la escuela sevino abajo. 

Muchagente llama por si pueden venir a ayudarnos y les damos las gracias. Hablandoayer con Julieta y Marcela, vemos que es casi imposible hacer venir a nadieaquí, ni siquiera para operar cataratas o para ordenar los almacenes, queinteresaría a muchos musulmanes de Bangassou, pero es difícil entre otras cosasporque no hay coches para ir a recogerlos a la capital, y en la capital todo elmundo tiene el coche escondido, y pueden meterse en un avispero en Bangui antesde poder viajar a Bangassou para encontrarse otro avispero más pequeño, ninadie para llevarlos y traerlos.

Sepuede ir hasta Bangondé andando, como yo hago casi cada dia, o montados, desde el aeropuerto, en el viejocamion, pero muchas otras cosas estan todavia en el aire.

Tambiénen lo que concierne a la seguridad de los médicos. Difícil que les den losvisados porque Francia los prohíbe ahora para  los no residentes. Francia esta pidiendo a los franceses que dejenCentroáfrica. Hay incluso rumores de otro golpe de estado. Sifuera posible un día, ya os avisaríamos. Hacen falta muchos bemoles para, enestas circunstancias, poner al mal tiempo buena cara...

Comodecía en otros mails, la otra cara del espejo la encontramos en el nuevotestamento y en otros pueblos que han vivido ya ya misma experiencia quenosotros. El Sudan del Sur pudo convivir con el musulmanismo radical,simplemente siendo ellos mismos y sin dejarse fagocitar de sus creenciascristianas. Pero les costó una guerra de 20 años. Por otro lado estamos leyendotodas estas semanas los Hechos de los Apóstoles en donde se habla devejaciones, persecuciones a la Iglesia naciente, prisiones para los Apóstoles eincluso la muerte violenta de Esteban. Frente a estas cosas nefastas (queincluyen saqueos, mordazas, privaciones, flagelaciones, huídas o vidas enclandestinidad...),los Apóstoles reaccionaron con su fe en el Cristo resucitadoque todo lo meterá en vereda a su debido tiempo, que todo enderezará cuandosea, que ha ganado y vencido con su resurrección. Nos gustaría ser como esosapóstoles que anunciaban al Cristo resucitado a tiempo y a destiempo, concoraje y con buen ánimo, sabiendo que "a quien Dios tiene, nada lefalta" y que incluso sufrían la persecución como si "fuera unhonor" que les permitía parecerse a su Señor que ya les había dicho que"seréis bienaventurados cuando os perseguirán..."

Yosigo con el ánimo como un yo-yo. Depende de los días, pero tengo la esperanzade que esto terminará pronto, de que alguien nuevo vendrá a reemplazar a estosbárbaros incompetentes que, por difícil que sea de creer, han hecho buenos alos de Kony, que sigue campando por sus anchas, en el flanco derecho esta vez,atacando pueblitos y llevándose porteadores y rehenes.

Losde Kony roban comida, atacan a una mujer y la ponen en la disyuntiva decortarle el cuello o dejarse violar. Ya sabéis, la famosa violación como armade guerra.

Ahoralos Seleka, incultos y brutos, además de violarlas, que es lo que todas hanelegido, les queman el techo de paja de la casa, y así todo el barrio. Haber arrasado el barrio con fuego el la nueva arma deguerra de estos bandidos. En Ouango, cuando prendían el fuego, empezó a gritarel chaval poliomielítico al que dimos la silla de ruedas que vino en loscontenedores. Lo sacaron de la silla y lo tiraron fuera de la casa. Esta veztuvo suerte:  se quemó sólo la silla!!!

Un abrazo a todos lleno de esperanza.   Juanjo